Peu importe le type de support médiatique utilisé, quand il s’agit de mise en page, l’organisation, le choix des éléments et la gestion de l’espace doivent être soignés. Il est donc essentiel de prendre en considération quelques notions de base.
Aujourd’hui, les gens sont constamment sollicités par les médias numériques et la lecture des informations se fait à la vitesse éclair. Il est donc primordial de tout mettre en œuvre pour se faire remarquer, d’éveiller l’intérêt du lecteur et de maintenir son attention. La mise en page doit donc être agréable à consulter, peu importe qu’il s’agisse d’un document imprimé ou numérique.
Devant ce constat, on devine l’importance du visuel pour la mise en page. C’est lui qui attirera l’attention et incitera le lecteur à plonger dans le texte. Elles agissent, soit comme complément au texte, soit comme « annonceur » du sujet abordé. Comme les images servent souvent d’accroche, le choix de celles-ci mérite toute notre attention. Nous y reviendrons…
Au delà de la mise en page : la hiérarchie et l’organisation
On a tous consulté un document ennuyant dont la lecture était fastidieuse. Faute de repères, notre regard a du mal à rester dans le texte et il s’égare… puis on « tombe dans la lune ».
Pour dynamiser l’espace et assurer une lisibilité soutenue, il est primordial de bien structurer le contenu à mettre en page. Déterminer les éléments importants, les organiser dans un ordre de lecture logique et les regrouper améliorera l’expérience du lecteur. Cette notion s’applique aussi bien au contenu qu’au contenant.
Il est également bénéfique de laisser des espaces entre les blocs de textes et les images. Ces espaces facilitent la lecture et permettent à l’œil de se reposer.
Trop, c’est comme pas assez
Pour optimiser la lisibilité, il faut aussi faire des choix et considérer les styles de visuels à privilégier (illustrations, photos, graphiques, vidéos). La quantité d’éléments, la cohésion entre ceux-ci et la cohérence avec les propos énoncés dans le texte sont des facteurs dont il faut tenir compte.
Dans le même ordre d’idée, trop de polices de caractères, communément appelé font, trop de graisses (gras, italiques, etc.) et trop de tailles différentes nuisent à la lecture du texte. Résistons à la tentation d’utiliser toutes les possibilités de mise en forme. Mettons plutôt de l’emphase là où cela est vraiment nécessaire.

L’importance des espaces vides
Un autre aspect non négligeable, mais plus difficile à mettre de l’avant : conserver des espaces vides. Ces blancs sont les poumons d’une page. Ils permettront au lecteur de faire des pauses et de voyager sur la page. Il faut garder en tête, que trop d’éléments contenus dans un même espace désoriente le lecteur.
Les espaces vides, aussi appelés « espaces blancs » ou « espaces négatifs », permettent aux éléments d’exister. Ils mettent en valeur les textes et les images. Dans un article paru sur le site d’une agence de communication française, Nazmi Aydogdu nous présente bien la notion de l’espace vide en design.
Enfin, rappelez-vous que la parcimonie et la simplicité serviront toujours votre propos. Les vides ne sont pas nos ennemis, au contraire, ils sont vos alliés.
À lire prochainement : Le sens de la lecture, car, semblerait-il, la lecture d’une page web ne suit pas le tracé du Z, mais plutôt celui du F…
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